17 Mai 2017

L'espace culturel de l'Antiquaille

Ce n'est pas un musée puisqu'il n'y a pas d'objets exposés.

Histoire du lieu

La colline de Fourvière, peuplée au temps des Romains a été abandonnée pendant le moyen-âge, la population étant descendue au bord de la Saône.
Au XVIème siècle, l'humaniste Pierre Salla s'y était fait construire une maison de campagne. En fouillant, il a trouvé de nombreux vestiges romains (appelés des antiquailles) et en a fait un musée. Les différents bâtiments construits depuis ont conservés le nom.
Au XVIIème, c'est un couvent de Visitandines. Elles y accueillaient les malades rejetés ailleurs : c'est devenu une annexe de la Quarantaine.
Les Visitandines ont été chassées à la révolution.
Au cours du XIXème, le site appartenaint aux HCL. L'hôpital de l'Antiquaille a fonctionné jusqu'en 2003. Il était réputé. La 1ère dialyse et la première greffe de rein fançaises y ont eu lieu.
Le site de l'hôpital a été éclaté. Il y a des habitations, un hôtel, un restaurant gastronomique et l'espace culturel.

Le cloître

Il contient maintenant l'espace culturel.

A gauche, on voit le toît de l'escalier qui avait été construit pour descendre le cachot.

Saint Pothin

Saint Pothin, premier évêque de Lugdunum, avait été torturé et est mort dans un cachot en l'an 177.
Au 1ème siècle, la supérieure de Visitandines a eu l'idée très lucrative d'annoncer que ce saint lui était apparu en rêve et lui avait révélé que son cachot était bien celui qui était sous le cloître. On sait maintenenant qu'il était ailleurs.
Depuis lors des foules sont venues visiter le prétendu cachot de Saint Pothin, y compris le pape Pie 7.
Voici 2 vues de ce cachot

Ces lumignons portent chacun le nom d'un des martyrs de la même fournée.

La crypte adjacente est ornée de mosaïques représentant les 48 martyrs de Lugdunum de 177. Leurs noms sont connus par une lettre retrouvée en orient. Certains comme Pothin sont morts sous la torture (il avait plus de 90 ans), les autres ont été livrés aux lions dans le cirque.
Tous portent la palme, insigne des martyrs.
Voici ceux qui sont morts dans leurs prisons.

Ceux-ci ont ét livrés aux animaux

Ces 12 sont aussi morts au cirque

L'ancienne chapelle

La même, vue de dehors

Le reste du site.

Terrasse de la partie habitée, adjacente à la chapelle

Autre vue des logements et l'hôtel à droite en rose

L'hôtel

Le quartier Saint-Georges

Juin 21017

Nous connaissons déjà la montée du Gourguillon. Cette fois, nous restons en bas de la pente... ou presque.

Le "presque" concerne les 120 marches d'escaliers pour rejoindre le haut de la rue Armand Caillat.
Depuis le haut des escaliers, vue vers le haut de la rue. Puis plaque de rue portant son ancien nom : "rue des bordels".

Les barbacanes dans le mur de soutènement permettent d'évacuer l'eau dont la colline est gorgée.

L'église St-Georges est due à Pierre Bossan, le même architecte que Fourvière.

Vues par dessus les bâtiments des VNF, les murailles qui protégeaient Lyon au moyen-âge.


Les marchandises arrivaient par la Saône. Son niveau variait. Cette pente permettait de monter les marchandises. Les pavés ronds dits "têtes de chat" permettaient aux mulets de ne pas glisser comme sur les pavés plats.

La rue Ferrachat et ses anciennes maisons.




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